Swiss Residents Taxed on a Lump Sum: France Hardens Its Tone

January 8, 2013

As of January 1, 2013, the Swiss residents taxed on a lump sum basis ("forfait regime") will no longer benefit from the provisions of the tax treaty between France and Switzerland.

The forfait regime in Switzerland

A number of foreign residents living in Switzerland benefit from an advantageous tax regime called "régime du forfait", an attractive alternative to the tax based on the real income of the taxpayer.

This tax regime is applicable to taxpayers of foreign nationality who take up residence in Switzerland for the first time. It is conditional on the absence of business being carried out in Switzerland. The taxpayers’ income is determined on a lump sum basis calculated on annual costs relative to their lifestyle during the taxation period.

The benefit of the tax treaty between France and Switzerland

Despite the existence of a provision in the tax treaty between France and Switzerland excluding, for the purposes of the Convention, individuals taxed under the forfait regime in Switzerland, the French tax authorities have agreed since 1972 that such taxpayers could benefit from the tax treaty provisions subject to the following conditions:

  • Their taxable basis for federal, cantonal and communal tax is 5 times greater than the rental value of the dwelling of the taxpayer or 1.5 times the price of pension costs, and

  • The cantonal and communal taxable basis does not deviate considerably from that which is used for the federal taxable basis.

The end of 40 years’ tolerance by the French tax authorities

On December 26, 2012, the French tax authorities have updated the provisions of their tax doctrine (Bofip – BOI-INT-CVB-CHE-10-10-20121226). On this occasion, the following subsection has been added:

"The 1972 tolerance under the tax doctrine DB 14 B-2211 7, updated December 10, 1972, has not been taken up by the tax database-BOFIP reported as of September 12, 2012 and is therefore cancelled as of such date, in accordance with the instruction 13 A-2-12 of September 7, 2012. However, it is recognized that this tolerance will continue to apply to 2012 revenues inclusive." 

Thus, as of January 1, 2013, residents subject to the Swiss forfait regime will no longer be protected by the provisions of the tax treaty between France and Switzerland, as the French tax authorities have unilaterally and without notice ended the tolerance reigning for the past forty years.

Main consequences

In practice, only the criteria for determining tax residence provided by French tax law (Article 4B of the French Tax Code) will now be applied to determine the tax residence of a French person domiciled in Switzerland with either personal, economic or professional interests in France, where this person enjoys the forfait regime in Switzerland. The residence tie-breaker rules under Article 4 of the Franco-Swiss tax treaty will no longer be applicable to a scenario of dual-residence. This will result in a significantly increased risk for a Swiss resident under the forfait regime to also be considered a tax resident in France if that person has retained significant economic or personal interests in France.

Another adverse consequence resulting from this situation is the fact that the Swiss tax residents who, directly or indirectly, have homes in France (e.g. second homes) may become subject to income tax in France for up to three times the annual rental value of said residence (Article 164 C of the French Tax Code).

Moreover, Swiss tax residents subject to the forfait regime receiving dividends from a French source or capital gains on the sale of substantial shareholdings (greater than 25%) will no longer be eligible for reductions or exemptions of withholding tax as provided by the Convention.

It will therefore be more difficult for residents of foreign nationality (including, but not limited to, those of French nationality) residing in Switzerland and subject to the forfait regime to continue to benefit from the scheme whilst maintaining personal or proprietary interests in France.

We invite our clients benefiting from the forfait regime to contact us to discuss the consequences of these changes on their personal tax situation in France.

Résidents suisses au forfait : la France durcit le ton  

8 Janvier 2013

A nos clients et amis : 

A compter du 1er janvier 2013, les résidents fiscaux suisses relevant du régime du forfait ne pourront plus bénéficier des dispositions de la convention fiscale franco-suisse.

Le régime du forfait en Suisse

Nombre de résidents étrangers demeurant en Suisse bénéficient d’une imposition attractive dite « au forfait », par opposition à une imposition basée sur les revenus réels du contribuable.

Le régime du forfait est applicable aux ressortissants de nationalité étrangère qui élisent domicile en Suisse pour la première fois. Il est conditionné à l’absence d’activité lucrative en Suisse. Les revenus du contribuable sont alors imposés sur une assiette calculée en fonction des frais annuels occasionnés par leur train de vie pendant la période de calcul.

Le bénéfice de la convention fiscale franco-suisse

Malgré l’existence d’une disposition dans la convention fiscale franco-suisse excluant du bénéfice de la convention les personnes soumises au forfait en Suisse, l’administration fiscale française avait admis, dès 1972, que ces contribuables pourraient bénéficier de la convention sous réserve que :

  • Leur base d’imposition fédérale, cantonale et communale soit supérieure à 5 fois la valeur locative de leur habitation ou à 1,5 fois le prix de pension qu’ils paient ; et

  • La base d’imposition cantonale et communale ne s’écarte pas notablement de celle qui est déterminante pour l’impôt sur le revenu fédéral.

Suppression de la tolérance de l’administration fiscale française

Le 26 décembre 2012, l’administration fiscale française a procédé à une actualisation des dispositions du Bofip (BOI-INT-CVB-CHE-10-10-20121226). A cette occasion, elle a procédé à l’ajout du paragraphe suivant :

« La tolérance de 1972 prévue par la DB 14 B-2211 n° 7 mise à jour au 10 décembre 1972 n’ayant pas été reprise par la base BOFIP- Impôts est rapportée à compter du 12 septembre 2012, date d’ouverture de la base, conformément à l’instruction 13 A-2-12 du 7 septembre 2012. Toutefois, il est admis que cette tolérance continue à s’appliquer jusqu’aux revenus de l’année 2012 incluse. »

A compter du 1er janvier 2013, les résidents fiscaux suisses soumis au régime du forfait ne seront donc plus protégés par les dispositions de la convention fiscale franco-suisse, l’administration fiscale française mettant ainsi fin de manière unilatérale et sans préavis à une tolérance de plus de quarante années.

Conséquences principales

En pratique, seuls les critères de détermination du domicile fiscal prévus en droit interne français (article 4B du Code général des impôts («CGI»)) seront désormais applicables pour déterminer la résidence fiscale française d’une personne domiciliée en Suisse disposant d’intérêts personnels, économiques ou professionnels en France. Les règles de départage de résidences fiscales prévues par l’article 4 de la convention fiscale franco-suisse ne seront donc plus applicables en cas de situation de double-résidence au sens du droit interne. Il en résultera une augmentation significative du risque pour un résident suisse au forfait d’être considéré comme disposant également d’une résidence fiscale en France si ce dernier a conservé des intérêts personnels ou économiques significatifs en France.

Une autre conséquence néfaste résultant de cette situation sera le fait que les résidents fiscaux suisses disposant, directement ou indirectement, de résidences en France (telle que des résidences secondaires) deviendront soumis à l’impôt sur le revenu en France à hauteur de trois fois la valeur locative annuelle desdites résidences (article 164 C du CGI).

Par ailleurs, les résidents fiscaux suisses percevant des dividendes de source française ou réalisant des plus-values lors de la vente de participations substantielles (supérieures à 25% – voir traité) ne seront désormais plus éligibles aux réductions ou exonérations de retenue à la source prévues par la convention.

Il sera donc désormais plus difficile pour les résidents de nationalité étrangère (française mais pas seulement) demeurant en Suisse et soumis au régime du forfait de continuer à bénéficier des avantages fiscaux de ce régime tout en conservant des intérêts personnels ou patrimoniaux en France.

Nous invitons nos clients relevant du régime fiscal du forfait suisse à nous consulter afin d’examiner les conséquences de ce changement de doctrine sur leur situation fiscale personnelle en France.

Gibson, Dunn & Crutcher LLP

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